Vaccination contre les HPV

Très fréquentes, les infections liées aux papillomavirus humains (HPV) se transmettent lors de rapports sexuels. 80 % des femmes et des hommes y seront exposées au cours de leur vie. La plupart du temps, le corps les élimine de lui-même. Mais lorsqu’une infection par les HPV persiste, elle peut être à l’origine de cancers. ️️

Chaque année en France, 6 400 nouveaux cas de cancers sont liés aux HPV, dont la moitié sont des cancers du col de l’utérus.
Recommandée dès l’âge de 11 ans, la vaccination contre les HPV protège d’autant mieux qu’elle est réalisée tôt. C’est pourquoi seules deux doses suffisent avant 14 ans, tandis que trois doses sont nécessaires à partir de cet âge. Elle est également plus efficace quand elle est réalisée avant d’avoir été exposé au virus HPV et donc, avant les premiers rapports sexuels.

La vaccination prévient jusqu’à 90 % des infections à HPV à l’origine des cancers : c’est pourquoi, elle est essentielle pour s’en protéger !

Plus d’infos en vidéo

  1. Qu’est un qu’un virus HPV ?

    Les papillomavirus humains ou HPV (Human Papilloma virus) sont des virus humains. On compte près de 200 types d‘HPV. Certains (en particulier les types 16 et 18) sont responsables de lésions précancéreuses pouvant évoluer en cancers, comme celui du col de l’utérus, mais aussi de sept autres localisations : l’anus, l’oropharynx, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx et le pénis.

  2. Comment se transmettent-ils ?

    Ces virus, présents sur les muqueuses, se transmettent le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration.

    Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente : 80% des hommes et des femmes seront infectés par ces virus au cours de leur vie.

    Heureusement, dans 9 cas sur 10, l’organisme élimine naturellement ces virus.

    Dans 10 % des cas, l’infection persiste et, après plusieurs années (10 à 20 ans), peut évoluer vers un cancer.

    Le préservatif ne protège que partiellement contre les HPV !

  3. La vaccination contre les HPV ?

    La vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine des cancers.

    Elle est indiquée pour les filles et pour les garçons pour protéger des lésions :

    • précancéreuses et/ou les cancers du col de l‘utérus, de la vulve, du vagin, de l‘anus, du pénis et de la gorge ;
    • bénignes qui apparaissent sur les muqueuses de l’anus et de la région génitale (verrues anogénitales).

    Recommandée dès l’âge de 11 ans, la vaccination protège d’autant mieux qu’elle est réalisée tôt. Elle est également plus efficace quand elle est réalisée avant d’avoir été exposé au virus HPV et donc avant les premiers rapports sexuels.

  4. Qui est concerné ?

    • La vaccination est recommandée pour les filles et les garçons, de 11 à 14 ans (2 doses) ;
    • Après 14 ans, un rattrapage est possible pour tou(te)s jusqu’à 26 ans (3 doses après 14 ans).

    Les vaccins sont remboursés à 65% par votre caisse d’assurance maladie, le reste étant généralement couvert par votre complémentaire santé.

Pour aller plus loin

Télécharger

Dépliant

Télécharger

Vidéo "La vaccination contre les HPV : l'essentiel en 3 mn"

Télécharger

Vidéo "Un vaccin contre le cancer du col de l'utérus" ?

FAQ

Lorsqu’ils persistent dans l’organisme, les virus HPV peuvent entrainer des modifications cellulaires susceptibles, dans certains cas, d’évoluer vers des cellules malignes.

La majorité de ces désordres sont naturellement éliminés par le système immunitaire.  Mais lorsque celui-ci est fragilisé(e) – par exemple en raison d’une immunodépression (comme après une greffe ou en cas de VIH/sida), de tabagisme, d’un stress prolongé ou d’un surmenage -, l’organisme a moins la possibilité d’éliminer les cellules modifiées et le virus a plus l’occasion de s’installer.

De très bons résultats d’efficacité de ces vaccins ont été observés, lors d’essais cliniques, sur la protection contre les infections par les virus HPV, ainsi que sur les lésions précancéreuses associées.
Ces observations laissent présager d’une très bonne protection de cette vaccination, contre 90 % des cancers du col de l’utérus !

Ainsi, les pays comme l’Angleterre et l’Australie, qui ont mis en place des programmes de vaccination contre les HPV généralisés depuis 2007 et qui connaissent des couvertures vaccinales élevées (70-80 %), ont noté une diminution importante du nombre de cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus chez les jeunes femmes.

La vaccination peut être prescrite et réalisée, sans ordonnance :

  • Par un médecin ou une sage-femme ;
  • Par un pharmacien ou une infirmier, ayant reçu une formation spécifique sur la vaccination.

Pour les mineurs entre 11 et 16 ans, il est nécessaire d’avoir l’autorisation d’un des 2 parents.

La dose de vaccin contre le HPV Gardasil 9® coûte 116.86 €. Elle est prise en charge par votre régime d’assurance maladie à la hauteur de 70% et le reste à charge est généralement remboursé par votre mutuelle.

Il n’y a pas d’avance de frais si vous bénéficiez de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S).  

Vous pouvez bénéficier d’une prise en charge à 100% dans les centres de vaccination publics, les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) et les centres de planification familiale.

Depuis 2023, la vaccination est également proposée gratuitement dans certains collèges publics ou privés en classe de 5ème.

La vaccination contre le HPV protège contre la plupart des virus responsables des cancers du col de l’utérus, mais pas contre tous.

C’est pourquoi un dépistage régulier à partir de 25 ans, est indispensable, que vous soyez vaccinée ou non contre les HPV.

Ces deux moyens d’agir contre ce cancer du col de l’utérus sont complémentaires.